Solidarité et fraternité dans la République
La solidarité et la fraternité sont les ciments du lien social et participent activement à la cohésion nationale. La Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen, complétée par la Constitution, fait de ces principes de véritables obligations pour tous.
1. Modalités de mise en œuvre
- Assurance collective : par l’État (sécurité sociale, impôts redistributifs)
- Actions locales : communes, régions, associations œuvrent pour secourir, accompagner et soutenir les plus vulnérables (ex : aide alimentaire, accès aux soins)
- Éducation à la solidarité : à l’école, par la sensibilisation à l’empathie, à l’entraide
2. Enjeux
- Réduction des inégalités : La solidarité permet de limiter les écarts sociaux/territoriaux.
- Réponse aux crises : Face aux catastrophes (écologiques, sanitaires), la solidarité nationale et internationale est essentielle.
3. Portée constitutionnelle (Décision du Conseil constitutionnel du 6 juillet 2018)
Le Conseil constitutionnel a reconnu la fraternité comme un principe à valeur constitutionnelle, qui implique de ne pas sanctionner l’aide apportée à autrui « à des fins humanitaires », même à des personnes en situation irrégulière. Cela élève l’aide désintéressée au rang d’exigence républicaine.
Exemple : une personne venant en aide à un migrant en détresse, sans profit personnel, ne peut être condamnée pour ce seul fait au nom de la fraternité constitutionnelle.
