La mondialisation désigne l’intensification et la multiplication des flux (économiques, humains, culturels, d’informations…) à l’échelle mondiale. Cependant, tous les territoires ne sont pas affectés de la même manière par ce phénomène. Certains profitent pleinement des opportunités offertes par la mondialisation, tandis que d’autres restent en marge.
1. Les territoires moteurs de la mondialisation
- Les grandes puissances économiques (États-Unis, Europe occidentale, Japon, Chine, etc.) bénéficient d’une forte intégration : infrastructure développée, acteurs économiques majeurs, métropoles mondiales.
- Métropoles et mégapoles (Paris, New York, Tokyo, Shanghai…) concentrent les fonctions de commandement (politiques, économiques, culturelles), sont des hubs de communication et de transport.
- Régions industrialo-portuaires (ex : Northern Range européenne, côte est américaine, région du delta du Yangzi) profitent des échanges internationaux.
2. Les territoires périphériques ou en marge
- Pays en développement ou enclavés sont souvent moins intégrés : absence d’infrastructures, dépendance à l’exportation de matières premières, faiblesse industrielle.
- Certaines régions rurales ou isolées (ex : campagnes africaines, intérieurs sud-américains) restent à l’écart des grands flux mondiaux.
3. Mécanismes de hiérarchisation
- Investissements Directs Étrangers (IDE), implanter des filiales, établissements financiers, sièges sociaux dans certains territoires, créent des centres de commandement.
- Flux de marchandises et de capitaux polarisés autour des principales façades maritimes, métropoles et corridors.
Exemple :
Le réseau de villes mondiales (Global Cities), étudié par Saskia Sassen, classe les villes selon leur niveau d’intégration à l’économie mondiale. Londres, New York et Tokyo sont au sommet, alors que des métropoles africaines ou sud-américaines sont moins influentes.
Conclusion
La mondialisation produit une hiérarchie où certains territoires sont des centres névralgiques, d’autres des périphéries relevant tout juste de la dynamique globale, alors que quelques-uns restent quasiment en dehors du processus.
