Un contexte international marqué par la Guerre froide
À la fin des années 1950 et dans les années 1960, la France souhaite affirmer sa voix face aux deux grandes superpuissances (États-Unis et URSS). De Gaulle, président de la Ve République de 1959 à 1969, incarne cette volonté.
L’indépendance nationale
- La France quitte le commandement intégré de l’OTAN en 1966 pour affirmer son autonomie militaire.
- Elle développe sa propre force de dissuasion nucléaire : la « force de frappe » (premier essai en 1960).
- De Gaulle défend une politique étrangère indépendante (visites en URSS, Chine, mais aussi critiques des États-Unis dans la gestion de leurs affaires mondiales).
Exemple : la reconnaissance de la Chine populaire en 1964 par la France, alors que la plupart des pays occidentaux ne le faisaient pas encore.
La modernisation de la France
- L’État investit dans de grands projets industriels (nucléaire civil, aéronautique, autoroutes, Concorde…).
- Développement de la planification de l’économie grâce à des « plans quinquennaux ».
- Modernisation des infrastructures et des modes de vie : forte urbanisation, croissance démographique (baby-boom), naissance de la société de consommation.
Un projet de société
- Modernisation sociale : ouverture de l’université, amélioration des conditions de vie, extension de la sécurité sociale.
- La question de l’intégration des rapatriés d’Algérie (Pieds-noirs) et de la gestion de l’après-colonisation.
En résumé : Sous de Gaulle, la France repense sa place dans le monde, revendique son autonomie stratégique et politique, et se modernise économiquement et socialement.
